L’allée des rivages, qui longe la berge de l’Allier, est restée barrée à la circulation pendant plusieurs jours fin septembre. Des travaux d’empierrement étaient effectivement réalisés à la pelleteuse durant cette période.
Consolider les berges.
L’empierrement consiste en un « quai de roches » destiné à lutter contre l'érosion des berges le long des cours d'eau. La bonne disposition des roches est essentielle et délicate, nécessitant de la part du conducteur de l’engin une certaine dextérité.
L'allée des rivages longe les berges de l'Allier.
L'empierrement réalisé sur les berges de l'Allier.
L'empierrement réalisé sur les berges de l'Allier.
Une voie d'accès à la berge est en cours de réalisation.
Un peu comme sa sœur la Loire dont il est le principal affluent, l'Allier est souvent considéré comme "l'une des dernières grandes rivières sauvages d'Europe". Doté d'un parcours très varié sur 425 km de long et relativement peu aménagé par l'homme comparé aux autres grands cours d'eau, l'Allier possède une dynamique fluviale très active à l'origine d'une divagation incessante de son lit et d'une grande richesse écologique.

Une hydrologie capricieuse.
Malgré des débits moyens assez faibles, l’Allier n’est pourtant pas une rivière calme. Il présente une forte variabilité
saisonnière et interannuelle de ses débits, alternant des périodes de niveau trés bas et des crues parfois catastrophiques.
L'Allier possède un régime hydrologique de type pluvial avec des hautes eaux hivernales et des minimas en été. Mais des crues peuvent
se produire dès l'automne, générées par des précipitations d'origine cévenole dans la partie amont du bassin qui peuvent être particulièrement brutales.
Généralement hivernales ou printanières, les crues océaniques, engendrées par des pluies du même nom, n’affectent que la partie aval du bassin.
La dernière crue importante, les 4 et 5 décembre 2003, estimée de fréquence trentennale, a atteint 970 m3/s à Vieille-brioude.
L’Allier n’a pas connu de crue extrême depuis plus d'un siècle. La crue servant de référence sur l’Allier est la crue de septembre 1866,
avec 2 500 m3/s à Vieille-Brioude et 4 700 m3/s au Bec d’Allier !. Cette crue est de fréquence centennale, c’est-à-dire qu’elle a une chance
sur 100 de se produire au cours d’une année. Au XIXe siècle, il y a eu 3 crues exceptionnelles en 30 ans (1846, 1856 et 1866).
Source: www.riviere-allier.com
