"Iles incertaines ou improbables"
Improbables, elles le sont, incertaines, peut-être !
« Des îles incertaines et improbables » est en fait, et cela c'est bien certain, le nom donné à
l'exposition qui se tient actuellement salle de l'Alambic. Une galerie qui rassemble et présente
le travail de trois artistes, sur ce thème qui, de premier abord, semble difficile à cerner,
à aborder même. Difficile d'aborder sur une île improbable !
Improbables elles le sont...
Car elles sont toutes différentes de ce à quoi notre vision du monde « réel »
nous a habitué, nous a même conditionné. Le concept même de cette exposition est en fait né
de la rencontre d'un photographe et d'une artiste peintre, qui se sont découvert un « terrain de jeu »
commun, parmi les nombreuses inspirations qui les guident. Représenter une île, en prenant le mot dans
son sens le plus large, ou bien ce qui pourrait en être une, en devenir une, en évoquer une. Une île réelle
ou irréelle, virtuelle ou onirique, issue de l'imaginaire ou bien née d'un fragment que l'on isole, que l'on
sublime pour n'en faire plus qu'une entité qui se suffit à elle-même. Une île refuge ou bien au contraire une
île dévastée, dévastatrice. Transformer ce fragment, cet îlot, jusqu'à ne plus en deviner l'origine, ou alors
peut-être le soupçonner, l'entrevoir, le deviner. Certes, ces entités insulaires pourraient toutes exister
dans notre monde, ou bien alors dans un autre monde, mais c'est bien improbable.
Incertaines, peut-être !
Mais pas tant que cela, car le visiteur accostera forcement sur l'une d'elle.
Tout d'abord aperçue, puis ensuite décelée, devinée. Vue, ressentie, déchiffrée,
elle a pris forme, elle est née, même fugacement. Le concept est certes déconcertant,
car ces îles, personne ne sait où elles sont, ni même où elles pourraient être et de quoi
elles sont faites, mais elles interpellent, et renaissent à chaque fois différemment selon
le regard qui les scrute. Un regard qui se perd dans leurs méandres psychédéliques et colorés,
sombres et irisés. Le temps d'un regard, d'une pensée, elles existent, elles accueillent.
Incertaines, elles ne sont plus.
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Une exposition livrée par 3 artistes, avec 3 modes d'expression !
Du 27 juin au 6 juillet, salle de l'Alambic
Entrée libre du dimanche au vendredi de 15h00 à 19h30.
Le samedi de 9h00 à 12h00 et de 15h00 à 19h30
"Sanguie" :
Jeune peintre de la couleur et de l'imaginaire, ses tableaux vifs dégagent une grande joie de vivre et de découverte ;
elle déborde de projets artistiques.
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"Rufino" :
Sculpteur sur une infinité de matériaux, mais il exploite à merveille les arbres,
leurs racines et nous laisse imaginer ce qu'elles peuvent représenter dans notre réel.
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"Yves Touzin" :
Photographe de l'irréel dans sa globalité mais aussi du détail dans son exemplarité ; après avoir initié de nombreux ados et adultes, il est très actif dans le domaine associatif culturel et humanitaire.
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Yves Touzin expose des images qui font parfois appel à un travail de retouche numérique important, modifiant les couleurs et les tons, incluant des effets de flous et de bruits destinés à tromper le regard, à forcer l'interprétation. Mais ce n'est pas une règle, d'autres clichés restant complètement fidèles à la prise de vue, parfois même argentique. Mais dans leur simplicité "apparente", ces images révèlent malgré tout bien des surprises, comme par exemple plusieurs "sens" de lecture. Il se plait à jouer avec les reflets, et la dynamique de l'eau. |
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